Les incendies de 2026 et l’assurance habitation sont au cœur de l’actualité : selon France Assureurs, la facture des feux de forêt de l’été atteint 563 millions d’euros, pour environ 22 500 sinistres. Gironde, Landes et Var ont payé le plus lourd tribut. Si vous habitez une zone exposée, ou si vous voulez simplement savoir si votre contrat vous protégerait, ce bilan pose des questions très concrètes.
Votre contrat couvre-t-il vraiment un incendie de forêt ? Qui paie le relogement ? Dans quel délai faut-il déclarer le sinistre ? Cet article fait le point sur les chiffres connus, les garanties à vérifier et la marche à suivre en cas de sinistre, avec les conseils d’un courtier indépendant.
Incendies 2026 : un bilan hors norme pour les assureurs
Le 16 octobre 2026, France Assureurs a réévalué le coût des incendies de l’été à 563 millions d’euros, contre 500 millions lors de l’estimation du 28 août. Le nombre de sinistres a, lui, été ramené d’environ 25 000 à 22 500 après révision du recensement. Les feux ont débuté à partir du 21 juillet 2026 en Gironde, dans les Landes et dans le Var.
La grande majorité des dossiers concernent des particuliers, avec environ 21 000 déclarations dans le premier bilan. Près de 3 000 déclarations émanent de professionnels et de collectivités, dont plus de 1 800 dossiers de pertes d’exploitation estimés à près de 30 millions d’euros. À titre de comparaison, les feux de forêt de l’été 2022 avaient représenté environ 80 millions d’euros : le coût de 2026 est donc près de sept fois supérieur.
Ce chiffre reste supportable pour le secteur dans son ensemble, selon l’ACPR. Mais il rappelle que les risques climatiques pèsent durablement sur les primes. Pour comprendre l’effet sur vos cotisations, lisez notre analyse de la hausse de l’assurance habitation en 2027.
Incendies 2026 et assurance habitation : quelles garanties jouent ?
Un point surprend souvent : un incendie de forêt n’ouvre pas automatiquement le régime des catastrophes naturelles. Il relève d’abord de la garantie incendie de votre contrat. Selon la fiche de Service-Public.fr sur le risque incendie ou explosion, cette garantie couvre les dommages causés par le feu et peut inclure la fumée, la foudre ou la chaleur.
| Dommage | Couvert ? | Détail |
|---|---|---|
| Bâtiment détruit ou endommagé | Oui (propriétaire) | Selon la valeur déclarée ; réduction proportionnelle en cas de sous-assurance |
| Mobilier et effets personnels | Oui | Dans la limite du capital mobilier du contrat, avec factures et photos |
| Dégâts de fumée, suie, chaleur | Oui, selon contrat | Souvent inclus dans la garantie incendie |
| Frais de relogement | Oui, si prévu | Forfait ou sur justificatifs, avec plafond et durée maximale |
| Dommages causés aux voisins | Oui | Via la responsabilité civile ou le recours des voisins |
| Clôtures, arbres, extérieurs | Variable | Souvent limités ; à vérifier dans les conditions générales |
Les locataires doivent obligatoirement souscrire une assurance risques locatifs. Les copropriétaires doivent détenir une responsabilité civile. Hors copropriété, l’assurance du propriétaire n’est pas obligatoire, mais elle reste vivement recommandée : vous restez responsable des dommages causés à vos voisins.
Tarifs et points de vigilance avant le prochain été
Une assurance habitation coûte en moyenne, début 2026, entre 109 € et 173 € par an pour un locataire en appartement, et entre 301 € et 394 € pour un propriétaire en maison. Ces écarts reflètent surtout la surface et les garanties choisies. Tarifs indicatifs 2026, à titre d’information. En zone exposée aux feux de forêt, la prime et les exigences de l’assureur peuvent être plus élevées.
3 points de vigilance prioritaires :
1. Vérifiez la valeur à neuf déclarée : en cas de sous-assurance, l’indemnité baisse au prorata. Un bien valant 100 000 € assuré 50 000 € ne sera remboursé qu’à moitié.
2. Contrôlez les plafonds de relogement et leur durée : un incendie grave peut rendre un logement inhabitable pendant plusieurs mois.
3. Respectez les obligations de débroussaillement de votre commune : un manquement peut réduire ou compromettre l’indemnisation.
Exemple concret chiffré : un pavillon touché par un feu de forêt
Marc possède un pavillon de 110 m² en zone boisée, valant 250 000 € hors terrain. Un incendie détruit la toiture et abîme le salon : 60 000 € de travaux et 15 000 € de mobilier. Son contrat prévoit un capital mobilier de 20 000 € et un relogement pris en charge sur justificatifs.
Il est indemnisé pour 60 000 € de bâtiment et 15 000 € de mobilier, déduction faite de sa franchise. Pendant les travaux, ses frais d’hébergement sont remboursés dans la limite du contrat. Mais si son pavillon avait été assuré pour seulement 125 000 € au lieu de 250 000 €, les indemnités auraient été réduites de moitié. (Exemple illustratif, tarifs indicatifs)
Que faire en cas de sinistre incendie : la marche à suivre
Déclarer rapidement à l’assureur
Le délai légal de déclaration est de 5 jours ouvrés après l’événement, et un contrat ne peut pas prévoir plus court. Après les feux de 2026, France Assureurs a toutefois annoncé des mesures exceptionnelles, relayées par Service-Public.fr : déclaration possible jusqu’au 31 août 2026 pour les sinistrés de Gironde, des Landes et du Var.
Conserver les preuves
Gardez tous les biens endommagés, même brûlés, ainsi que factures, photos et bons de garantie. Ces éléments servent à chiffrer votre mobilier et à éviter les litiges.
Obtenir un relogement
Pour les personnes évacuées à la demande des autorités, les frais de relogement ont été remboursés sur justificatifs pendant 3 semaines maximum, dans les limites du contrat. En dehors de ce cadre, tout dépend des garanties souscrites.
Suivre l’expertise
Après un incendie, l’expertise n’est pas obligatoire, mais l’assureur peut mandater un expert. Vous disposez de 2 ans à compter de l’événement pour agir si l’indemnisation vous semble insuffisante ou tardive.
Pour un événement relevant d’un autre régime, par exemple une inondation reconnue en catastrophe naturelle, consultez notre guide sur l’indemnisation après une inondation dans le Sud-Est.
Comment comparer et choisir la meilleure assurance habitation
AGS Assurance est un courtier indépendant. Nous comparons les offres de nombreux partenaires assureurs, compagnies françaises et étrangères, pour trouver un contrat adapté à votre logement et à votre niveau d’exposition. Nous vérifions la valeur assurée, les plafonds de relogement, les franchises et les exclusions liées aux zones à risque.
En cas de sinistre, notre équipe vous accompagne dans la déclaration et le suivi du dossier. Vous gagnez du temps et vous évitez les mauvaises surprises au moment d’être indemnisé.
FAQ — Incendies 2026 et assurance habitation
L’assurance habitation est-elle obligatoire face au risque d’incendie ?
Elle est obligatoire pour les locataires (risques locatifs) et pour les copropriétaires (responsabilité civile). Pour un propriétaire de maison hors copropriété, elle ne l’est pas, mais vous restez responsable des dommages causés aux tiers.
Quand faut-il vérifier son contrat ?
Idéalement avant l’été, ou dès maintenant après ces événements. Contrôlez la valeur assurée, le capital mobilier et les plafonds de relogement avant qu’un sinistre ne survienne.
Un incendie de forêt relève-t-il des catastrophes naturelles ?
Non, pas automatiquement. Les incendies relèvent en principe de la garantie incendie de votre contrat, et non du régime des catastrophes naturelles. Les conditions d’indemnisation dépendent donc directement de ce que vous avez souscrit.
Combien coûte une assurance habitation en 2026 ?
Comptez en moyenne 109 € à 173 € par an pour un locataire en appartement et 301 € à 394 € pour un propriétaire en maison (tarifs indicatifs 2026). AGS Assurance compare les offres de nombreux assureurs pour vous proposer le meilleur rapport garanties-prix.
Pourquoi passer par un courtier comme AGS Assurance ?
Un courtier indépendant compare plusieurs assureurs, négocie les conditions et vous conseille sur les garanties réellement utiles. Vous avez un interlocuteur unique pour souscrire, adapter votre contrat et déclarer un sinistre.
Conclusion : anticiper pour être bien indemnisé
Les incendies de 2026, avec 563 millions d’euros de dégâts assurés, rappellent qu’un contrat mal calibré coûte cher le jour où le feu survient. Vérifiez la valeur déclarée de votre bien, le capital mobilier et les garanties de relogement. Respectez aussi vos obligations de débroussaillement et conservez toujours vos justificatifs.
En cas de sinistre, déclarez-le sans attendre : le délai légal est de 5 jours ouvrés. Et si votre contrat ne vous semble plus adapté, profitez-en pour comparer. AGS Assurance, courtier indépendant, vous aide à choisir parmi les offres de nombreux partenaires assureurs la couverture qui vous protège réellement. Demandez votre devis dès aujourd’hui.



