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Arrêt maladie salarié 2026 : IJ, carence et prévoyance

L’arrêt maladie salarié provoque presque toujours une baisse de revenus, même quand l’employeur complète les indemnités de la Sécurité sociale. Beaucoup de salariés l’apprennent au moment de recevoir leur premier virement réduit. En 2026, les règles d’indemnisation restent strictes : délai de carence, plafond journalier, ancienneté minimale. Voici comment calculer votre perte réelle et comment la compenser.

Ce guide s’adresse aux salariés du secteur privé. Il détaille les indemnités journalières, le maintien de salaire par l’employeur et le rôle de la prévoyance. Vous trouverez aussi un exemple chiffré et les points de vigilance à vérifier avant un éventuel arrêt.

Arrêt maladie salarié : ce que verse vraiment la Sécurité sociale

Pendant un arrêt, la caisse d’assurance maladie verse des indemnités journalières (IJ), sous conditions de cotisations ou d’heures travaillées. Le calcul repose sur votre salaire des trois derniers mois. Les IJ représentent 50 % du salaire journalier de base.

Ce montant est plafonné. En 2026, le plafond tourne autour de 42 € bruts par jour. Au-delà d’un salaire mensuel d’environ 2 550 € bruts, votre salaire n’est donc plus pris en compte dans le calcul.

Trois règles pèsent directement sur votre budget :

Le délai de carence de 3 jours

La Sécurité sociale ne verse rien pour les trois premiers jours d’arrêt. L’indemnisation démarre le quatrième jour. Ce délai s’applique à chaque nouvel arrêt, sauf exceptions prévues par la loi.

Le rythme de versement

Les IJ sont versées tous les 14 jours environ, après réception de l’arrêt de travail. Un envoi tardif de l’avis d’arrêt retarde le premier paiement et peut le réduire.

La durée maximale

La durée d’indemnisation est en général limitée à 12 mois sur une période de 3 ans. Elle peut atteindre 3 ans en cas d’affection de longue durée. Pour le détail officiel, consultez la fiche Service-Public sur les indemnités journalières maladie.

Maintien de salaire : le complément de l’employeur

La loi oblige l’employeur à compléter les IJ, à condition que vous remplissiez certains critères, notamment l’ancienneté. Sans règle plus favorable, le dispositif légal s’applique après un délai de 7 jours d’absence. Il garantit alors 90 % de votre rémunération brute, IJ comprises.

À partir du 31e jour d’absence, le taux passe à 66,66 %. La durée du maintien augmente avec l’ancienneté et ne dépasse pas 180 jours. Votre convention collective peut améliorer ces règles : suppression de la carence, salaire maintenu à 100 %, durée allongée.

Vérifiez donc le titre de votre convention sur votre bulletin de paie. L’employeur doit vous donner accès au texte. Beaucoup de salariés ignorent ce droit et sous-estiment leur protection réelle.

Ce que couvre et ne couvre pas votre protection en cas d’arrêt maladie

Le tableau suivant compare les sources de revenus pendant un arrêt maladie salarié. Il vous aide à repérer les trous de garantie.

Source de revenusCouvertDétail
Indemnités journalières Sécurité socialeOui, après 3 jours50 % du salaire de base, plafonné à environ 42 € bruts par jour
Maintien de salaire légalSous conditionsAncienneté requise, 90 % puis 66,66 %, durée limitée à 180 jours
Convention collectiveSelon la branchePeut supprimer la carence et améliorer le taux
Prévoyance collective d’entrepriseSelon le contratRelais après le maintien, surtout en arrêt long
Prévoyance individuelleOui, si souscriteComplète le revenu selon le niveau et la franchise choisis
Primes et heures supplémentairesRarementSouvent exclues de l’assiette de calcul

Tarifs et garanties d’une prévoyance arrêt de travail

Une prévoyance individuelle comble l’écart entre vos IJ et votre salaire habituel. Le prix dépend de votre âge, de votre métier, du taux de remplacement et de la franchise. D’après nos relevés du marché, un contrat individuel de maintien de salaire coûte en général entre 250 € et 550 € par an. Les contrats collectifs se situent plutôt entre 200 € et 700 € par an et par salarié. Les cotisations ont progressé en 2026, de l’ordre de 5 % à 12 % selon les profils. Tarifs indicatifs 2026, à titre d’information.

Les garanties les plus courantes couvrent 75 % à 100 % du salaire brut. Les franchises vont de 30 à 90 jours selon le niveau de cotisation recherché.

3 points de vigilance prioritaires :

1. La franchise : une franchise de 90 jours réduit la cotisation, mais vous laisse seul face aux trois premiers mois d’arrêt.

2. L’assiette : vérifiez si les primes et variables entrent dans le salaire garanti.

3. Les exclusions : certaines pathologies, sports ou antécédents peuvent être exclus ou limités dans le temps.

Exemple concret chiffré d’un arrêt maladie de 30 jours

Prenons Camille, salariée à 2 500 € bruts par mois, avec moins d’un an d’ancienneté. Elle ne bénéficie donc d’aucun maintien de salaire légal. Son salaire journalier de base ressort à environ 82 €, soit des IJ d’environ 41 € par jour.

Elle est arrêtée 30 jours. Après 3 jours de carence, la Sécurité sociale lui verse 27 jours d’IJ, soit environ 1 110 € bruts. Son salaire normal aurait été de 2 500 € bruts. Elle perd donc environ 1 390 € sur le mois, avant prise en compte des prélèvements sociaux sur les IJ.

Avec une prévoyance individuelle couvrant 80 % du salaire dès le 8e jour, Camille aurait perçu un complément. Sa perte aurait été fortement réduite. (Exemple illustratif, tarifs indicatifs)

Comment choisir la meilleure protection en cas d’arrêt maladie

Commencez par lire votre convention collective et votre contrat de prévoyance d’entreprise. Demandez ensuite à votre employeur la notice d’information. Elle précise le niveau de garantie, la franchise et les exclusions.

Un courtier indépendant comme AGS Assurance compare pour vous de nombreux partenaires assureurs, compagnies françaises et étrangères. Il adapte le niveau de garantie à votre salaire et à votre situation familiale. Il vous évite aussi de cumuler des garanties qui font doublon avec celles de votre entreprise.

Pour aller plus loin, consultez nos articles sur la prévoyance salarié en arrêt de longue durée et sur la prévoyance des indépendants. Les principes de base du secteur sont aussi détaillés par France Assureurs.

FAQ — Arrêt maladie salarié

Un employeur est-il obligé de maintenir mon salaire en arrêt maladie ?

Oui, sous conditions. Le Code du travail impose un complément dès que vous remplissez les critères d’ancienneté et que vous transmettez votre arrêt à temps. Votre convention collective peut prévoir mieux que la loi.

Quand souscrire une prévoyance individuelle ?

Le plus tôt possible, avant tout problème de santé. Les assureurs examinent l’état de santé et refusent ou limitent la garantie après un arrêt long. Un contrat souscrit jeune coûte aussi moins cher.

Les jours de carence sont-ils toujours appliqués ?

Non. Certaines conventions collectives prennent en charge les trois jours de carence. Un contrat de prévoyance peut aussi les compenser. Vérifiez votre texte de branche.

Combien coûte une prévoyance arrêt de travail ?

Comptez en général 250 € à 550 € par an en individuel, selon l’âge, le taux et la franchise (tarifs indicatifs 2026). AGS Assurance compare les offres de nombreux partenaires pour vous proposer le meilleur rapport garanties-prix.

Pourquoi passer par un courtier comme AGS Assurance ?

Un courtier indépendant n’est lié à aucun assureur. AGS Assurance analyse votre situation, compare de nombreux contrats et négocie les conditions. Vous gagnez du temps et vous évitez les garanties inutiles.

Conclusion : anticipez votre arrêt maladie plutôt que de le subir

L’arrêt maladie salarié se traduit presque toujours par une perte de revenus. Entre le délai de carence, le plafond des IJ et les conditions d’ancienneté, l’écart avec votre salaire peut dépasser plusieurs centaines d’euros par mois. Le maintien de salaire et la convention collective atténuent le choc, sans le supprimer.

La bonne démarche consiste à mesurer votre protection actuelle, puis à combler les trous avec une prévoyance adaptée. AGS Assurance, courtier indépendant, vous aide à comparer les offres de nombreux partenaires assureurs et à choisir un niveau de garantie cohérent avec votre budget. Prenez quelques minutes pour demander un devis : vous saurez précisément ce que vous perdriez, et ce que vous pouvez sécuriser.